Isolation des combles : quelles astuces pour amortir les coûts ?

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Si vous souhaitez améliorer les performances énergétiques de votre maison, et vous épargner ainsi des dépenses superflues,
des rénovations s’imposeront. Et, si ce n’est déjà fait, vous devriez plus particulièrement songer à optimiser

l’isolation des combles

. En effet, une toiture mal isolée est à l’origine de 30% des pertes de chaleur d’un logement selon l’Ademe, ce qui peut à long
terme entrainer des dépenses conséquentes en chauffage. Bien sûr, de tels travaux peuvent rapidement devenir onéreux,
dépendant de la surface à rénover. Toutefois, c’est une opération fortement recommandée pour sa rentabilité. D’autant plus
qu’

il existe plusieurs aides de l’Etat disponibles

pour vous aider à réduire le coût de l’opération.

Viser une isolation optimale pour bien rentabiliser

Les travaux d’isolation des combles peuvent coûter de 18€ le m² à 267€ le m² selon que ce soit des combles
perdus ou aménagés, avec une isolation intérieure ou extérieure. Cela peut paraître risqué d’investir autant dans une
toiture. Pourtant, plus l’isolation sera performante, plus la différence se fera ensuite sentir sur les factures de chauffage.
N’hésitez donc pas à y mettre du votre pour vous assurer une isolation en bonne et due forme.

Il vous faudra notamment choisir avec soin l’isolant à utiliser, en l’accordant avec votre type de toiture. La laine de verre
sera par exemple le meilleur choix pour le rapport qualité-prix, tandis que les fibres de bois permettent une meilleure isolation
tout en étant plus vulnérable à l’humidité. Le liège et le polyuréthane pourront être plus chers mais plus performant.

 

Il est important que le choix des matériaux utilisés soit fait en fonction de l’architecture des combles et des performances que
vous souhaitez atteindre. C’est pourquoi, il est recommandé de s’adresser à des professionnels pour réaliser au mieux
l’opération. D’autant plus qu’il existe plusieurs enseignes spécialisées dans les travaux de toitures pour prendre en charge
votre projet.


D’un Arbre ô Toit

propose notamment une expertise particulière en charpenterie, en zinguerie et en isolation. D’un Arbre ô Toit est
spécialisé dans l’isolation, ils vous accompagneront aussi bien dans l’isolation de vos combles que dans l’accompagnement des
travaux pour l’isolation externe de votre toiture.

Profiter de l’aide à la transition énergétique de l’Etat

Lorsqu’il s’agit de travaux permettant des

économies d’énergie

, dans une résidence principale, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) peut s’appliquer. Il s’agit
d’une subvention allouée dans le cadre d’une rénovation énergétique, permettant d’accéder à une déduction fiscale des près
de 30% des dépenses éligibles réalisées pendant les travaux.

Pour être éligible à cette aide, il est nécessaire d’être résidant en France, et d’opérer les travaux de rénovation sur
une résidence principale ayant été achevée depuis au moins 2 ans. Il est aussi obligatoire de faire appel à une entreprise
dotée d’une

certification RGE

(Reconnu Garant de l’Environnement) pour réaliser les travaux.

Plus particulièrement pour l’isolation des combles, les travaux doivent également répondre à certains critères. En effet,
l’isolation doit permettre une résistance thermique de RT = 7 m2.K/W pour les combles perdus, une RT = 6 m2.K/W pour des combles
aménagés et une RT = 4,5 m2.K/W pour une toiture de terrasse.

Par ailleurs, la subvention est limitée à 150€ par m² pour l’isolation extérieure et à 100€ par m² pour
l’isolation intérieure.

Le traditionnel Eco-Prêt à Taux Zéro (EPTZ) à votre service

La subvention la plus connue, l’EPTZ permet d’obtenir un prêt dont le montant des intérêts sera payé par l’Etat. Il est
accordé dans le contexte d’un projet de rénovation énergétique impliquant un bouquet de travaux. Vous pourrez notamment
obtenir

jusqu’à 20 000€ remboursables sur 10 ans

pour un bouquet de 2 travaux, ou jusqu’à 30 000€ remboursables sur 15 ans pour 3 travaux ou plus.

Outre l’isolation des combles, vous devrez alors opérer d’autres travaux dans votre logement. Cela pourra être l’installation ou
le remplacement des appareils de chauffage et/ou la réhabilitation d’un système d’assainissement non collectif à l’aide d’un
appareil ne consommant pas d’énergie.

Comme pour le CITE, les travaux devront être réalisés par un artisan agréé RGE, et l’isolant devra offrir une résistance
thermique RT ≥ 7 m2.K/W.

L’EPTZ ne peut s’appliquer que dans la rénovation d’un logement ancien, réalisé avant 1990, à l’exception des maisons
bénéficiant également de l’aide Habiter Mieux de l’ANAH. Celles-ci devront tout simplement avoir 15 ans d’ancienneté au moins.
C’est d’ailleurs l’un des

gros avantages de l’EPTZ

: la possibilité de le cumuler avec les autres subventions.

Habiter Mieux, avec l’ANAH

Au travers de son programme Habiter Mieux, l’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat propose aux particuliers un bouquet
d’aides. Parmi elles, l’Aide Solidarité Ecologique permet d’obtenir une

subvention de 1600 à 2000€

sur vos travaux d’économie d’énergie.

Cette aide n’est accordée qu’aux foyers aux revenus modestes ou très modestes, selon un plafond de revenus annuels. Les travaux
ne sont éligibles que s’ils permettent d’obtenir une amélioration d’au moins 25% des performances énergétiques de votre
résidence principale. Qui plus est, la subvention doit être octroyée avant le début des travaux, qui doivent également être
réalisés par une enseigne professionnelle.

Dépendant de votre situation géographique, certaines aides régionales ou municipales pourront également être applicables pour
compléter l’aide de l’ANAH.

Par contre, vous ne pourrez pas accéder à cette aide si vous êtes locataire. Elle est uniquement destinée aux propriétaires,
aux syndicats de copropriétaires et aux propriétaires bailleurs.

Ne négligez pas la TVA à taux réduit

Dans le cas de travaux d’isolation des combles, vous pourrez exiger l’application d’une

TVA à taux réduit

auprès de l’entreprise qui réalisera vos travaux. En effet, si le taux intermédiaire de la TVA est généralement à 10% pour
des travaux dans un logement ancien, il peut descendre à 5,5% pour une rénovation énergétique.

Cela pourra être une habitation secondaire comme une habitation principale, pour peu qu’elle ne soit destinée qu’à cet usage,
et non à une activité professionnelle.

Il suffira alors que votre logement ait 2 ans d’ancienneté, et que vous puissiez attester de l’application de ce taux réduit
auprès de votre artisan avant ou au moment de la facturation. Le taux réduit ne s’appliquera alors qu’aux travaux et aux
matériels mentionnés dans la facture.

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